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Observatoire Chrétien de l'Entreprise et de la Société L'OCHRES exerce une mission d'observation des problèmes économiques et sociaux, particulièrement de ceux qui relèvent des interactions entre l'entreprise et la société.

Observatoire Chrétien de l'Entreprise et de la Société

L'OCHRES exerce une mission d'observation des problèmes économiques et sociaux, particulièrement de ceux qui relèvent des interactions entre l'entreprise et la société.

 
 
 
 
 
 

Editorial

Les médias formatent-ils la société ?

 

 

Dans notre précédente note trimestrielle Jean Célier a rappelé la puissance d’influence des médias sur l’opinion publique sur les choix politiques et même sur certaines décisions de justice et il a souligné l’absence de tout contre pouvoir réel.

 

La liberté de la Presse est un acquit précieux mais elle s’accompagne d’irresponsabilité.

Encore cette liberté est elle limitée par le « politiquement correct » pouvant aller jusqu’au « totalitarisme démocratique ». Celui-ci s’avère à « géométrie variable » lorsque les attaques contre les homosexuels et la religion juive sont sanctionnées, celles de Charlie Hebdo contre les musulmans et les chrétiens bienvenues. Y aurait il « discrimination » ?

 

La survie financière des médias confrontés à la concurrence tant d’internet qu’ entre eux exige la captation durable de la clientèle ce qui les conduit à la flatter, les pousse à la démagogie.

Aussi sélectionnent-ils  les faits divers émouvants ou scandaleux, les événements suscitant la convoitise, la peur, l’égalitarisme, la victimisation. On fait appel à la réprobation : les journalistes, nouveau  clergé, désignent le bien et le mal.

 

La critique systématique des responsables politiques (« mission de contre pouvoir des médias ») alimente la montée du populisme.

Les animateurs des débats–spectacles opposent les intervenants (injonction : « battez vous !») et négligent leurs points d’accord, ce qui alimente la fragmentation de la société.

 

Les Français préférant les idées aux faits, notre presse est plus une presse d’opinion que d’information et même l’opinion est déjà présente dans la présentation des faits.

Les critiques sont plus nombreuses que les propositions. Lorsque les journalistes en restent à la critique, à la « déconstruction », ils alimentent le relativisme de certains, la sinistrose d’autres. 

 

Les journalistes répondent que la Presse est le miroir des attentes du public.

Notre société a la presse que méritent ses gouts.

Mais voici que notre société  n’en reste  plus aux  critiques mais soutient les réformes de Macron. Ce sont des réformes de la vie des autres, mais certains jeunes vont jusqu’à réformer leurs propres vies, dans l’esprit de l’encyclique « Laudato si ».

 

JP Lannegrace

 

 
Dernière modification : 29/06/2018