Ajoutez ce site à vos favoris Page d'accueil Plan du site Contactez-nous Recommander ce site Identifiez-vous Retrouvez notre fil info RSS
 
Observatoire Chrétien de l'Entreprise et de la Société L'OCHRES exerce une mission d'observation des problèmes économiques et sociaux, particulièrement de ceux qui relèvent des interactions entre l'entreprise et la société.

Observatoire Chrétien de l'Entreprise et de la Société

L'OCHRES exerce une mission d'observation des problèmes économiques et sociaux, particulièrement de ceux qui relèvent des interactions entre l'entreprise et la société.

 
 
 
 
 
 

Editorial

Un scenario invraisemblable

 

Rembobinons le film et revenons juste neuf mois en arrière : Emmanuel Macron, ministre de l’économie vient de présenter sa démission au Président de la République ; il quitte le gouvernement pour se consacrer entièrement à son mouvement politique « en marche», lancé en avril . Va-t-il se lancer dans la course à l’Elysée ? Mais avec quels moyens ?

Avançons maintenant de deux mois : La sortie d’un livre de confidences par François Hollande a stupéfait jusqu’à son propre camp. Même parmi ses fidèles, on s’interroge sur l’opportunité d’une candidature à sa réélection.

Supposons maintenant qu’à ce moment, un scénariste inventif présente à un producteur de télévision le projet d’une série qui, à partir de ces données, se terminerait par l’élection d’Emmanuel Macron en tant que Président de la République, la constitution d’un parti dans lequel se retrouvent des hommes et des femmes « de gauche » et « de droite » et l’obtention par ce parti d’une majorité absolue à l’Assemblée Nationale .

Incontestablement, le scénario aurait été refusé comme trop invraisemblable …

Et pourtant c’est bien à ce « grand chamboulement » de la politique française que nous avons assisté, jour après jour pendant ces mois .

Un mouvement plus marqué, plus violent que tous ceux qu’avait connu la cinquième république. La mise en lumière, à côté du clivage « droite-gauche » d’autres lignes de clivage notamment entre ceux qui estiment profiter de la mondialisation et ceux qui la craignent, entre ceux qui s’estiment concernés par la politique et ceux qu’elle laisse indifférents.

En cette fin de second trimestre, il semble que la série pourrait s’achever : Un nouveau Président est élu, ses premiers actes ont emporté une assez large adhésion, la communauté internationale est favorable, son programme est annoncé, il dispose d’une large majorité pour l’appliquer…

Et pourtant, il apparait évident dans l’esprit de chacun que la série n’est pas finie ou qu’il reste la place pour de nouveaux épisodes : les « extrêmes », droite et gauche ont représenté plus de 40% au premier tour de la présidentielle, l’abstentionnisme a atteint plus de 50% au premier tour des législatives …

Comment réagiront ceux qui ne se sont pas exprimés ou dont l’expression s’est trouvée occultée par le mode de scrutin ?

Souhaitons surtout que les confrontations inévitables et les débats nécessaires se produisent dans un climat de négociation et dans le cadre de nos institutions, aussi imparfaites

 

 

F. Malrieu

 

 
Dernière modification : 24/07/2017